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Réglementation
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Eaux minérales : Nestlé Waters se "met en règle", la question de la naturalité persiste

Nestlé Waters a annoncé s'être conformé aux réglementations sur le traitement des eaux minérales pour ses marques Perrier, Vittel et Hépar. Cependant, cette mise en conformité intervient dans un contexte de forte pression et ne clôt pas le débat sur la "pureté originelle" de ces eaux, essentielle à leur labellisation.

Le géant de l'agroalimentaire Nestlé Waters a récemment communiqué sur la mise en conformité de ses usines d'embouteillage pour les marques Perrier, Vittel et Hépar. Cette annonce fait suite à une période de turbulences marquée par des révélations sur l'utilisation de traitements non autorisés pour les eaux minérales naturelles. Si Nestlé affirme désormais respecter la réglementation, le chemin vers une pleine réhabilitation de l'image de ces marques semble encore long, notamment en ce qui concerne le renouvellement de leur appellation d'"eau minérale naturelle".

Une mise en conformité sous pression réglementaire

Nestlé Waters a déclaré avoir remplacé les systèmes de microfiltration à 0,2 micron, interdits pour les eaux minérales naturelles, par des filtres à 0,45 micron. Cette modification a été effectuée à l'usine de Vergèze (Gard) pour Perrier le 3 juillet 2025, et une quinzaine de jours auparavant pour Vittel et Hépar dans les Vosges. L'entreprise avait jusqu'à l'échéance du 7 juillet 2025 pour se conformer aux exigences réglementaires. Ces filtres plus larges sont, eux, autorisés pour les eaux minérales. Cette démarche intervient après que des révélations aient mis en lumière l'utilisation de traitements non conformes pour des eaux censées être naturellement pures.

L'enjeu est de taille pour Nestlé Waters, car la réglementation est stricte: les eaux minérales naturelles doivent être d'une "pureté originelle" et ne peuvent subir que des traitements très limités, tels que la décantation ou la filtration physique grossière. Tout traitement susceptible de modifier la composition originelle de l'eau est prohibé si l'objectif est de la rendre potable ou d'en masquer des impuretés.

Le défi de la labellisation "eau minérale naturelle"

Malgré cette mise en conformité technique, Nestlé Waters n'est pas encore tiré d'affaire. L'entreprise doit désormais obtenir le renouvellement de la labellisation de ses eaux comme "eau minérale naturelle". Pour Perrier, un nouveau dossier d'autorisation d'exploitation d'eau minérale naturelle devait être déposé le 4 juillet 2025 pour le site de Vergèze. La préfecture devrait rendre sa décision avant le 7 août 2025.

Dans cette optique, Nestlé Waters a annoncé une stratégie de simplification, en se concentrant sur les deux principaux forages de Perrier, qui représentent l'essentiel de l'eau embouteillée sous la marque Source Perrier. Pour les forages restants, le groupe explore différentes options. Il est possible qu'ils soient déclassés, c'est-à-dire qu'ils perdent leur appellation d'eau minérale naturelle. Ces eaux pourraient alors être utilisées pour d'autres produits, comme la gamme d'eaux aromatisées "Maison Perrier", lancée il y a plusieurs mois et qui ne sont pas labellisées "eaux minérales naturelles", permettant ainsi certains traitements.

La PDG de Nestlé Waters, Muriel Lienau, a souligné l'importance de cette labellisation pour la pérennité du site de Vergèze, qui emploie environ 1 000 personnes. Elle a affirmé en mai 2025 que:

"Si nous sommes obligés d'arrêter l'eau minérale à Vergèze, cela met le site en risque à très moyen terme, car cet équilibre repose sur le fait de produire Source Perrier et Maison Perrier."

Cette déclaration met en lumière la fragilité économique de ces sites face aux exigences réglementaires.

Des "déviations microbiologiques ponctuelles" et des perquisitions

La situation est d'autant plus complexe qu'un rapport d'hydrogéologues, commandé par les autorités, a récemment fait état de "déviations microbiologiques ponctuelles" dans les forages de Vergèze. Ces déviations pourraient être interprétées comme contraires au principe de "pureté originelle" de la source, condition sine qua non pour l'appellation d'eau minérale naturelle.

Par ailleurs, le scandale des eaux minérales a pris une tournure judiciaire. Le 19 mai 2026, plusieurs sites de Nestlé Waters, incluant l'usine Perrier à Vergèze et Vittel dans les Vosges, ainsi qu'un laboratoire d'analyses, ont été perquisitionnés. Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d'une information judiciaire ouverte suite à une plainte de l'ONG Foodwatch pour "tromperie". Environ 40 agents de la Répression des fraudes ont été mobilisés pour ces opérations.

Ces actions judiciaires font suite à des révélations de la cellule d'investigation de Radio France et du journal Le Monde, qui avaient exposé l'utilisation par Nestlé Waters de traitements non conformes sur des eaux contaminées, commercialisées comme des eaux de source ou des eaux minérales naturelles. Ces révélations ont mis en évidence une pratique généralisée dans l'industrie, où des eaux censées être naturellement pures étaient en réalité traitées pour masquer des problèmes de qualité.

Un impact sur la confiance des consommateurs et l'avenir de l'industrie

Le scandale et les mesures prises par Nestlé Waters soulèvent des questions importantes sur la transparence et l'intégrité de l'industrie des eaux en bouteille. La notion de "pureté originelle" est au cœur de l'attrait des eaux minérales naturelles pour les consommateurs, et toute remise en question de cette pureté peut avoir des conséquences durables sur la confiance du public.

Les industriels du secteur sont désormais sous surveillance accrue, et les autorités semblent déterminées à faire respecter la réglementation. L'affaire Nestlé Waters pourrait ainsi servir de précédent et inciter à une plus grande rigueur dans l'ensemble de l'industrie, garantissant que les produits proposés aux consommateurs correspondent bien aux descriptions et aux standards de qualité annoncés.

Pour Nestlé Waters, la période est critique. Au-delà des ajustements techniques et des démarches administratives, l'entreprise doit regagner la confiance des consommateurs et des autorités. L'avenir de ses marques phares et des emplois associés dépendra en grande partie de sa capacité à prouver la "pureté originelle" de ses sources et à opérer en toute transparence, dans le respect strict des réglementations en vigueur.

Sources

Article rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle à partir de sources publiques, et publié par la rédaction d'InfoEau.fr.